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Auto-juridication ou nouveau marché de services juridiques ?

Nouveau marché juridique

Tout comme dans le monde de la santé le justiciable est internaute, connecté, il est donc informé et se pose beaucoup de questions. Le nouveau citoyen est acteur de son destin juridique. Néanmoins il n’est pas question d’imaginer que l’on puisse pratiquer le Droit en parfaite autonomie, sans juriste. Celui-ci deviendra de plus en plus un « accompagnateur juridique partenaire ».

Le « capital confiance » auprès des consommateurs de droit devient plus que jamais la clé.

Pour les professionnels de la justice classiques la bonne nouvelle est que la problématique est commune aux acteurs traditionnels et nouveaux entrants : pour émerger et survivre demain, il faudra accroître sa visibilité et son « capital confiance » auprès des consommateurs de droit, qui cherchent à reprendre le pouvoir (de savoir, de décider).

L’ère de l’auto-juridication a commencé. 

Article intéressant publié sur Le village de la justice dont nous publions ici un résumé :

Dans le même temps que la société se judiciarise, le Droit s’ouvre à de nouveaux acteurs, au-delà des professions règlementées. Dans d’autres domaines, chaque citoyen se renseigne déjà directement sur internet, pour ses placements ou sa santé. Ils sont de plus en plus nombreux à faire de même pour les questions de droit : le citoyen est désormais connecté, informé, revendicatif pour défendre sa dignité et ses droits.

L’information juridique ira accompagnée de services »

Bien entendu nous lisons tous que les start-ups du droit concurrencent et émulent à la fois les métiers du droit, que les technologies vont émerger et rendre disponible l’accès au droit de façon moins coûteuse, plus rapide, plus concurrentielle aussi. Ces nouveaux acteurs sont les troublions du droit, et sont parfois décrits comme des héros révolutionnaires qui vont secourir les citoyens. Ou bien comme des chevaliers noirs détruisant la valeur ajoutée du droit et mettant en danger leurs clients, c’est selon.
Pour le citoyen, la révolution est dans la prise en main de son « destin juridique ». De plus en plus souvent l’information juridique qualifiée ira vers le « consommateur » de droit, accompagnée de services.

Plus besoin d’un rendez-vous avec un avocat ou un notaire

Qu’il trouve sur internet les bonnes réponses ou non, le « nouveau citoyen » n’accepte plus de « rater quelque chose » et de se faire duper par mésinformation. De plus, il peut être bien plus vindicatif qu’auparavant, drapé de ses droits maintenant connus ou supposés (après tout, ne nous plaignons pas, depuis le temps qu’on lui assène que nul n’est censé ignorer la loi…). Il est donc acteur de son destin juridique et n’a plus besoin d’avoir rendez-vous avec un avocat ou un notaire pour avoir un avis, ni même de contracter quoi que ce soit auprès d’une start-up.

On peut développer le parallèle avec l’auto-médication, en pensant aux enjeux, risques et opportunités… Oui le mouvement est le même, avec une différence de taille : le financement de la Justice est très majoritairement privé. Rien n’arrêtera donc les citoyens dans leur souhait d’appréhension du droit. L’émergence de nouveaux acteurs n’est finalement que la conséquence d’un nouveau marché appelé à se développer, qui de ce fait attire les convoitises, mais aussi initiatives des avocats innovants.

L’avocat doit accroitre sa visibilité

Le « capital confiance » auprès des consommateurs de droit est la clé : pour émerger et survivre demain, il faudra accroître sa visibilité et son « capital confiance » auprès des consommateurs de droit. Et ceci vaut aussi bien pour les acteurs traditionnels que pour les nouveaux qui se concurrencent dans ce nouveau marché juridique en gestation.

 

Lire l’article complet sur Le Village de la Justice

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